Dix, Marine Carteron, Le Rouergue, par Aurélie

Le décor et l’ambiance sont posés d’emblée : une petite île bretonne désolée va abriter de biens étranges agissements. On y débarque 7 adolescents et trois adultes sensés les superviser dans un manoir empli de caméras.

Une nouvelle émission de télé-réalité ? C’est ce qu’on leur a dit… On sait que chacun a quelque chose à se reprocher et on sent que tout cela va très mal se terminer. Ce qu’on ignore c’est qui peut être à ce point assoiffé de vengeance pour avoir monté un plan aussi élaboré. On le découvrira bien vite. Marine Carteron ne nous laisse pas une minute de répit, en moins de 48h, guidé par des indices tirés de la mythologie ou des contes, chaque personnage va être confronté à son destin.

Une intrigue menée en huis-clos sur un temps très court = un roman qu’on lit forcément d’une traite avec une grande fébrilité.

Pour tous les lecteurs adolescents (mais aussi les adultes hein !) amateurs de frissons et d’énigmes.

La Proie, Philippe Arnaud, Sarbacane, par Aurélie

Proie de la plume de Philippe Arnaud, j’ai commencé ce roman hier soir pour le terminer à l’instant.

Le titre nous laisse peu d’espoir, on sent très vite ce qui attend Théa alors que cette Blanche vient de plus en plus souvent lui parler sur ce marché du Cameroun où elle aide sa mère.

Le cauchemar se tisse avec lenteur, par petites touches insidieuses, fermant peu à peu toutes les issues menant à sa vie d’avant, remplaçant les mots enfance et espoir par violence et horreur.

Théa, loin des siens, garde pourtant en elle cette force de vouloir les protéger et le refus inconditionnel de se laisser anéantir par la perversion qui étouffe son quotidien.

Ce destin de l’ombre que nous donne à lire l’auteur est indispensable pour nous positionner face à l’inacceptable. Partie pour accéder à une meilleure éducation et aider sa famille, c’est pour sa vie qu’elle devra se battre et elle est loin d’être la seule…

Une des meilleures lectures que j’aie pu faire dans la collection X’. Bravo Sarbacane !