La mort selon Turner, Tim Willocks (Sonatine), par Le Boss

Retour aux affaires pour Mr Willocks. Si beaucoup  l’ont connu avec La religion et Les 12 enfants de Paris, il ne faut pas oublier ses deux livres cultes et très noirs aux éditions de l’Olivier.

Donc bienvenue à M. Turner .

Et bée, cet aparté au milieu de sa trilogie n’est pas une franche réussite.

Si on a tous ou pas bien apprécié « La religion », avec sa suite un peu « Ramboesque » mais bon qui passait, là je n’ai pas retrouvé l’homme des polars noirs déjantés « Bad city blues » et sa suite « Les rois écarlates ».

Un scénario très faible, l’intrigue de même, des personnages qu’on ne retiendra pas après une semaine… Rien de transcendant, malgré sa belle écriture.

La seule image ou scène dont je me souviendrai, c’est le passage à la recherche de l’eau dans le désert, très gore, mais cela ne suffit pas à en faire un livre.

A l’encontre de beaucoup, je reste plus que mitigé sur ce livre, on verra le prochain, 16 ème siècle ou bien 21 ème, ou bien jeunesse… seul Tim Willocks le sait.

Mais je regarderai à deux fois… et je ne me précipiterai pas sur son prochain livre.

Le Boss.

Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand.

L’autre côté, Léo Henry (Rivages), par Le Boss

Assez inclassable, comme ses écrits à la Volte, comme à chaque fois, un moment de lecture prenant, loin des clichés habituels.


Sur fond de sujet brulant, il y a l’histoire de l’arroseur arrosé. Nous sommes dans l’imaginaire, nous sommes dans un livre ….

A travers une écriture poétique, l’auteur évite tous les écueils et bêtises sur un sujet qui sera toujours d’actualité. Pas de stigmatisation.
A travers le parcours d’un homme qui fuit son pays avec sa famille, on les voit se heurter à toutes portes qui se ferment sur leur passage ou avant.
Mais il n’y a aucun sentiment violent chez cet homme qui perd tout et qui veut sauver sa fille . Pas d’apitoiement, atermoiement, juste sa volonté, jusqu’à la dernier page

Si la trame prête à réfléchir, l’écriture est tellement loin de la nasse, qu’on est emporté dans le récit, juste par les mots, sans parfois suivre le scénario.
Un auteur qui se distingue encore et toujours et qui, sans délivrer de message ou de conseil, nous amène à la réflexion.
Un livre que je ferais lire de force à tous connards anti migrants anti tout, jamais contents, pour qu’ils sachent, pour qu’ils comprennent, pour qu’ils s’illuminent et que la bienveillance l’emporte.

Le Boss.

La vie en en Rose, Marin Ledun (Gallimard – Série Noire), par Le Boss

Deuxième partie d’une trilogie mettant en scène une famille de Tournon aux personnages iconoclastes.  Vous avez aimé le premier, vous adorerez le second.

Écrivain étiqueté voix du noir, Marin est avant tout un auteur, ne suivant aucun chemin, pas de programmation, de carrière, il est libre. Si vous en doutez regardez donc sa bibliographie.
Marre du convenu  du noir, de personnages récurrents, flics blasés, alcoolos, serial killer à l’enfance ravagée, marre de l’ouest, du nature writing, envie de rire tout en s’instruisant avec une belle histoire qui sort des clous ! Je vous propose ce livre.
Les livres dit « policiers » ou noirs » comiques sont très rares, surtout ceux qui tiennent la route. De plus, Marin est un des rares à réussir à parler et penser au féminin, et cela marche nickel !!!
En filigrane, que vous connaissiez Marin ou pas, bien sûr qu’à travers chaque page, il pointe les problèmes sociétaux, met des des coup de lattes à ceux qui le méritent, et clôt son livre en montrant bien du doigt le rouleau compresseur qui flingue tout un chacun, sans balles, mais à petits coups de crosse.

Collection Série Noire, Gallimard
Parution : 02-05-2019
 
Le Boss.

Au nom du père, Eric Maravélias (Série Noire – Gallimard) par Le Boss

C’était pas simple de sortir d’un premier livre aussi tapageur….,

Il en aura fallu du temps, et le temps aidant, autre lieu, autre style, bref, c’est gagné, tant pis pour ceux qui voulaient une continuité de son premier.

C’est un Eric en pleine forme et surprenant que nous retrouvons dans ce livre, du moins sa plume..( en epérant qu’il mette plus de jogging^^)

Axé sur un futur assez proche, on évolue dans une quasi noirceur, indélébile comme l’encre de ses pages… »oh ppppppppppppputainn je m’aime^^ ».

Certains vous parleront de tragédie grecque, moi je dirai, violence, humain.

Sans noircir les traits, 5 ans entre les deux livres, et bien il fallait sûrement cela.

 

Plus de vingt ans après que Dante Duzha a quitté la Macédoine en raison des bouleversements politiques que connaît le pays, un incident imprévu fait vaciller l’empire qu’il s’est construit en France.
Dans un Paris crépusculaire, au bord de la guerre civile, gangrené par les crimes et les trafics, l’insidieux poison des secrets de famille nourrit les rancœurs et les haines les plus tenaces. Alors quand entrent en scène l’amitié trahie, les amours impossibles, les ambitions démesurées… c’est le vent furieux des passions humaines qui se déchaîne; puis la violence s’installe, entraînant inexorablement les personnages de cette tragédie moderne vers un destin tragique.

Le Boss.

Requiem pour une République, Thomas Cantaloube, (Série noire) par Le Boss

Il est grand temps de faire le point sur les années noire de la naissance de la 5 ème, on y est encore.

Alors que bon, mais pas du bonheur, un sérieux retour aux sources ou au Styx, plutôt.

OAS, Mitterrand, Papon, le SAC, etc etc.

Quand il y a raison d’état, rien ne peut se superposer.

J’ai donc lu avec attention ce livre, d’un écrivain qui possède une belle plume, loin d’être ennuyeuse et qui, par le biais de trois acteurs, va nous raconter les arcanes du fondement de notre 5ème.

Trois personnages opposés par nature, un ex maquisard devenu truand, un jeune flic, un ex collabo.

Le tableau est posé. Nous sommes en pleine guerre froide, on crée l’indépendance de la France avec la bombe nucléaire et on décolonise… Un max de bordel à gérer donc.

Et oui, les trois perso, malgré leurs oppositions naturelles, vont devoir collaborer (ou pas, vous lirez).

On part d’un assassinat, pour revisiter les combles d’une 5 ème bien pourrie.

Bravo à l’auteur, pour tout, surtout ce ressenti pour les vioques comme moi, de personnages importants dont je me souviens, des figures, bref des figurants.

Le Boss.

 

 

 

Un monde trop petit, Jean-Christophe Perriau (Editions Inédits) par Le Boss

De l’art difficile de lire le livre d’un ami, Olivier peut vous en parler…

Le gros JC et moi, c’est une longue histoire depuis la création du site, c’est un membre à part entière, faisant des chros parfois.

Son livre, je l’avais déjà lu, il y a fort longtemps sur du papier A4. Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver dans ma boite, un matin d’hiver, hum, poétique, n’est pas ?

Un livre fort sur les invisibles et les perdants, comme vous en avez rarement lu. Ecrit par un type qui s’y connait bien, en la matière, voyez son CV.

Rien ne nous sera épargné sur la vie des cités, des sdf, des «  »justes » » qui s’en occupent. Putain de sacerdoce, j’ai essayé une patrouille de nuit, j’ai pas pu….

L’écriture est belle, il y a l’intrigue qu’il faut pour avancer au milieu de tant de crasse et de bêtise humaine. Un bon petit noir, reflet des rebuts de la société qu’on trouve dans la rue, dans les hopitaux psy etc…

Certains trouveront peut être que c’est un peu trop manichéen mais dans la rue, c’est sans couleurs, noirs ou blancs, et parfois rouges.

A NE PAS LOUPER, POUR LA FORME, LE FOND ET POUR SOUTENIR DES AUTEURS BRILLANTS EDITES PAR DES INDEPENDANTS.

SO LONG.

Le Boss.

« Trois vies brisées : Franck, sans-abri ; Bouba, arraché enfant à son Afrique natale ; Matilda, victime de la désintégration de sa famille. Le premier noie son chagrin dans l’alcool ; le second plonge dans la délinquance ; la troisième reconstruit sa vie en la donnant aux autres.

Tout en remontant l’histoire de chacun, l’auteur chemine en chroniqueur dans la construction du drame, sur fond d’embrasement dans les cités. D’un personnage à l’autre, des liens se tissent, l’espoir renaît, promettant des jours meilleurs loin des quartiers en feu…
Mais dans ce monde trop petit, comment échapper à son passé ?Lauréat de nombreux concours de nouvelles, Jean-Christophe Perriau est né en 1968. Il a travaillé en Club de prévention et en Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile, avant de rejoindre le Samu social de Paris en 2002. Son premier roman, Un monde trop petit, inaugure la collection Inédits Noir. »

 

L’étoile du nord, D.B. John (Equinox, Les Arènes) par Le Boss

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Mis à part notre national Jean Luc Bizien, il n’y pas pas pléthore de polar se passant en Corée du nord, cela tombe bien bien ce n’en est pas un.

Alors ATTENTION DE NE PAS LIRE LA POST FACE OK !!!!!

On le dit, mais je me permets de vous le rappeler.

Plus c’est gros plus cela passe, cela doit être la devise des dictateurs coréens, l’auteur en a fait  sa devise pour le roman.

On notera un tournant dans la maison d’Aurélien Masson, ce livre diffère, enfin presque, reste le côté wild, des dernières productions. Beaucoup plus accessible que les autres, enfin jusqu’à la postface qui vous mettra en l’air

Bon, notre auteur va faire un tour dans ce pays, il en revient, merci, et il décide d’écrire un roman. Roman qui pourrait être porté à l’écran facilement.

Une bonne intrigue, un bon « thriller » avec espionnage, un one turn over page de qualité, mais pas que…

Je vais pas me casser et vous les casser  à vous faire un descriptif du scénario.

J’insisterai juste sur le fait que je n’avais pas envie de le lire, mais que finalement j’ai vite été pris. Si on ne décernera pas la plume d’or à l’écrivain, il y a un style qui va parfaitement au genre. Et c’est ce qu’on demande.

Après, sous couvert d’histoire d’espionnage, de personnes disparues, sur une histoire alambiquée, mais plus c’est gros plus ça passe, on découvre un pays qui au 21 ème siècle dépareille fortement..voire plus, crescendo. A se demander si tout cela est possible.

Quand la folie s’empare de dirigeants, avec une politique plus qu’efficace d’obéissance du peuple, on peut tout faire donc. Il en est de même avec les puissances étrangères, avec qui  le pays joue au poker.

Bienvenue donc dans ce pays, que n’auraient pas dénigré les nazis.

Très bon roman qui vous en apprendra plus que n’importe quel documentaire.

Mais attention ceci n’est peut être pas tout à fait un roman, certaines idées coréennes sont des armes de destruction massive.

Laissez votre cœur et vos idées préconçues sur la bonté humaine avant de lire.

Le Boss.

 

Le Pays des oubliés de Michael Farris Smith, Sonatine

Au pays de des désillusions et de « I’m in the mood » Michael est un roi. Le roi pour peindre des loosers.

Ces perdant merveilleux c’est avec art et humanité qu’ils nous les présentent et les fait vivre tout au long de ce récit.

Deuxième opus chez les oubliés de la vie, ou de la quinte flush à la naissance pas distribué.

On va  vite avec l’auteur, on ne tourne pas autour du pot, en bla bla ou conjoncture, tout s’enchaine rapidement entre les différents acteurs, du livre. Il n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Les héros ou zéros ne sont pas des causettes, ils se battent comme Jack pas par envie, juste pour vivre, avec juste un rêve à la clef. L’envie de vivre n’est pas au gout de ce livre, juste avance, le fameux marche ou crève.

Ne laissez pas les idiots ranger par caricature ce livre en « rural noir », c’est juste un bon roman sur les perdant merveilleux, écrit avec rage et force (cela se dit).

Ne passez pas à coté il n’y a pas que Bouysse et Lecorre en janvier.

Résumé :

Abandonné à la naissance, Jack est passé d’orphelinats en foyers, avant que Maryann, une lesbienne mise à l’écart par la bonne société de Louisiane, le prenne sous son aile. Aujourd’hui celle-ci vit ses derniers jours et sa propriété est menacée par les banques. Jack, qui veut à tout prix conserver cet héritage, doit trouver l’argent nécessaire. Mais, le corps cassé par une vie de combats, ravagé par de multiples addictions, il ne se sent plus la force d’avancer. D’autant plus qu’il doit aussi affronter Big Momma Sweet, qui règne sur cet empire du vice qu’est le delta du Mississippi.

Bambi, Zack III, Mons Kallentoft et Markus Lutteman (Série noire) par le Boss

Et de trois donc pour Zack et sa bande. A la fermeture du dit livre, je reste un peu couillon, je pensais que c’était une trilogie, bah non, il y en aura d’autres.

A travers les deux premiers, les auteurs ont laissé planer des mystères, au delà de la fin de l’histoire d’élucidation de meurtres, et bla bla bla, et donc là on continue, des portes s’ouvrent d’autres se ferment, mais il y a toujours un courant d’air. En gros va falloir attendre PUTAIN DE MERDE pour connaitre la Fin, si il y en a une. On peut se souvenir d’Adrian McKintty grand auteur, plus traduit, et on était resté en plein milieu d’une série, merci à l’éditeur que je nommerai pas c’est à dire Stocks, stock Option ?

Hum, sinon je suis un bon fan de cette série, série donc. Le premier etait violent, dur, et nous permettait de découvrir l’environnement de ce jeune flic comparé à Hercule. Donc de mémoire on devrait en avoir 12 ?

Le deuxième était encore plus fin, plus de plus, on avançait collé à la page et…

Et là, pan, ralentissement ou alors c’est moi qui en ai marre des tueurs en série, ok pour le 1, bien trouvé pour le deux, mais là le trois moins bien, pas le meilleur, la progression était pourtant bien entamée, et un et deux et plouf ^^ !

Que dire, c’est toujours aussi bien écrit, on est plus centré sur la vie de Zack, moins sur ses amis. La trame surement, un peu convenue, on retirerait cent pages on y gagnerait je pense. Les auteurs ont perdu cette force des deux premiers.

Je ne m’attarde pas plus, un bon moment c’est tout, on verra le 4ème  ? Ou pas ?

A peluche Zack !

Des adolescents, réunis sur une petite île pour fêter la Saint-Jean, sont retrouvés massacrés au petit matin. Les premières conclusions, aussi étranges que terrifiantes, ne se font pas attendre :  ils se sont entretués d’une manière sauvage, mais de toute évidence sans qu’il y ait de lutte. Il s’avère qu’ils étaient sous l’emprise d’une nouvelle drogue de synthèse hallucinogène. Personne à Stockholm ne semble savoir qui fabrique cette substance, surnommée Bambi . Ses effets meurtriers sont-ils voulus  ? Et lorsque d’autres jeunes se mutilent et se tuent dans un délire entre extase mystique et pulsion irrésistible de sacrifice, une autre question se pose :  les victimes sontelles ciblées  ? Pour l’inspecteur Zack Herry, il faut de toute urgence mettre fin au carnage. Libéré de ses addictions et vivant un amour apaisé avec sa fiancée, il ne se doute pas que cette nouvelle enquête va bouleverser sa vie et le pousser aux portes de la folie.Des adolescents, réunis sur une petite île pour fêter la Saint-Jean, sont retrouvés massacrés au petit matin. Les premières conclusions, aussi étranges que terrifiantes, ne se font pas attendre :  ils se sont entretués d’une manière sauvage, mais de toute évidence sans qu’il y ait de lutte. Il s’avère qu’ils étaient sous l’emprise d’une nouvelle drogue de synthèse hallucinogène. Personne à Stockholm ne semble savoir qui fabrique cette substance, surnommée Bambi . Ses effets meurtriers sont-ils voulus  ? Et lorsque d’autres jeunes se mutilent et se tuent dans un délire entre extase mystique et pulsion irrésistible de sacrifice, une autre question se pose :  les victimes sontelles ciblées  ? Pour l’inspecteur Zack Herry, il faut de toute urgence mettre fin au carnage. Libéré de ses addictions et vivant un amour apaisé avec sa fiancée, il ne se doute pas que cette nouvelle enquête va bouleverser sa vie et le pousser aux portes de la folie.

Les Diables de Cardona de Matthew Carr, Sonatine par Le Boss

Et bien en voilà un roman politico historique d’aventures qui vaut le coup. Plus qu’un coup, comme dirait un ami, bref….

C’est avec avidité que je me suis enfilé ce pavé. J’ai dévoré l’érudition de l’auteur et l’humanisme qu’il partage tout au long des pages. Le bon sens, la tolérance, à une époque ou comme la nôtre, voire en un peu pire, cf l’Inquisition. Effectivement à une époque comme celle-ci  il est vrai qu’évoquer l’homosexualité, les différentes croyances, l’immigration… Ha merde je me relis mais merde, mais mais mais c’est comme maintenant !

C’est avec habileté donc que notre écrivain nous emmène dans une Espagne déchirée, en proie à ses démons de l’époque. Pour se situer, le roi de la poule au pot n’est pas encore roi et n’a pas de panache blanc,  Ravaillac est né, etc, ce qui ne nous empêchera pas de le rencontrer dans cette histoire …

A travers une trame mêlant sorcellerie, histoire de meurtres, amour interdit, etc, on tient un bon pavé d’un grand roman d’aventures où ce mot prend tout son sens, avec un regard sociétal pas tendre, sur l’époque concomitante avec la nôtre…

L’histoire ne servirait elle à rien ?

Espagne, XVIe siècle : un mystérieux tueur musulman s’en prend à l’Église catholique.
1584. Le prêtre de Belamar de la Sierra, un petit village d’Aragon à la frontière avec la France, est assassiné, son église profanée. Sur les murs : des inscriptions en arabe. Est-ce l’œuvre de celui qui se fait appeler le Rédempteur, dont tout le monde ignore l’identité, et qui a promis l’extermination de tous les chrétiens, avec la même violence que celle exercée sur les musulmans ? La plupart des habitants de la région sont en effet des morisques, convertis de force au catholicisme, et qui pratiquent encore l’islam en secret.
À la veille d’une visite royale, Bernardo de Mendoza, magistrat à Valladolid, soldat et humaniste, issu d’une famille juive, est chargé de l’enquête.

Traduit par Claro.