Le couteau, Joe Nesbo (Gallimard – Série Noire), par Le Boss

Le retour de Harry Hole, avec une superbe couverture, si le ramage est aussi beau que… On y va !

Mon pauvre Harry, il ne t’a pas ménagé ton créateur, te faire cela à toi. Tout ce que tu subis alors que lui, peinard tranquille encaisse les ronds…

Déjà ton nom, « trou », bref …

Alors j’ai pas tout lu la série de cet inspecteur, j’ai commencé chez Gaïa, plus en poche, pour en finir ici, chez Gallimard.

De mémoire, je pense que c’est un des plus noirs et un des plus intimistes. Nous partons dans l’exploration des addictions, de la perte.

Après on peut aussi louer le talent de l’écrivain, rien que l’intro, et les 50 pages suivantes c’est « open bar » pour Harry…

L’auteur, à travers sa trame, va puiser au fond de chacun des personnages qu’il a créé et utiliser toutes les ficelles du polar pour nous emmener en bateau, et on va aller loin.

Mais la richesse de ce roman, du moins à mes petits yeux, tient sur les rapports et les sentiments des personnages M. Nesbo vous êtes allé loin et je vous en félicite, vous pourriez clore la série ici, sans souci.

C’est quand même la fin d’une époque, je ne sais le devenir de ce personnage et de ceux qui l’accompagnent depuis le début, mais ce livre frappe la série.

C’est par ailleurs sûrement le meilleur que j’ai pu lu lire, pas de badinage.

Ne commencez jamais cette série par celui ci.

Traduit par Céline Romand-Monnier.

Le Boss.

A sang perdu, Rae DelBianco (Le Seuil), par Yann, Aurélie et le Boss

Il est un peu lassant de découvrir à longueur d’année le nouveau Cormac McCarthy, encore plus quand le successeur en question propose un roman bien loin de tenir la route (ah ah ah) face à l’oeuvre du grand romancier américain. Alors, inévitablement, c’est avec une pointe de méfiance teintée d’agacement que l’on reçoit ce premier roman de Rae DelBianco (titre original Rough animals), même si la recommandation est cette fois signée par le très respectable Philipp Meyer.

330 pages plus loin, le lecteur essoufflé se voit contraint d’admettre que, oui, ma foi, peut-être, quand même, wow ! Alors, clarifions et nuançons notre propos : Rae DelBianco n’est pas le nouveau Cormac McCarthy. C’est un premier point. A sang perdu est un p… de bon roman, c’est un second point et c’est le plus important.

D’abord, il y a cette photo en 4ème de couverture, jeune femme blême au regard cerclé de noir, impressionnante. Puis ces quelques lignes de présentation qui nous apprennent entre autre qu’elle s’est lancée dans l’élevage de bétail à l’âge de 14 ans. Respect. Ensuite vient le texte.

« Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu’au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l’autre. Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s’engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, de cartels de drogue sanguinaires et de coyotes affamés, au risque de s’éloigner à jamais de la seule personne personne qu’il ait jamais aimée. » (4ème de couverture).

Le ton est donné dès les premières pages, avec une scène d’ouverture assez impressionnante, parfaite introduction à l’odyssée sauvage qui va s’ensuivre. Si Rae DelBianco ne s’encombre pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une trame complexe, elle force néanmoins l’admiration par sa façon de traiter l’histoire, et l’énergie qu’elle y insuffle, faisant ainsi d’ « A sang perdu » un texte électrique à la tension permanente. Ici, les moments de répit sont rares et ne servent qu’à permettre aux protagonistes malmenés de panser leurs blessures avant de retourner dans l’arène. D’un motel miteux à un désert hostile, une violence inouïe accompagne Wyatt dans sa traque et le lecteur ébahi se souviendra avec une émotion particulière de cette scène hallucinante dans un Walmart. Rae DelBianco ne se défausse pas, chez elle, pas d’ellipses ni de rebondissements salvateurs, on suit chaque combat au plus près, à chaque seconde. C’est sans doute cette noirceur, cette écriture au coeur de l’action et de la violence des hommes qu’a voulu saluer Philip Meyer en comparant la jeune autrice à Cormac McCarthy et il est indéniable qu’elle impressionne durablement.

Là où on aurait pu craindre un énième roman de série B (ou Z, peu importe) avec motards sous amphets, coyotes et gangs de trafiquants, Rae DelBianco a l’intelligence d’entrecouper la quête de Wyatt de flashbacks sur divers épisodes de sa vie et en particulier la mort de son père et elle apporte ainsi un éclairage nouveau sur le lien qui unit Wyatt à sa soeur tout en offrant en même temps une réflexion plus ouverte sur la culpabilité et le pardon. Elle parvient à éviter l’excès, la surenchère et son roman gagne progressivement en épaisseur, sortant de la violence pure et d’un rythme effréné pour mieux considérer les hommes et leur folie.

Véritablement habité, pour ne pas dire hanté, ce premier roman devrait secouer la rentrée littéraire et l’on ne peut que s’en réjouir tant il nous semble mériter d’être découvert. Inutile de préciser que l’on guettera avec beaucoup d’intérêt les prochains textes de cette romancière dont on espère encore beaucoup.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Théophile Sersiron.

Yann

Cette couverture qui vous regarde droit dans les yeux est celle de l’un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire, un 1er roman qui plus est.

Cela fait 5 ans que le temps s’est arrêté dans le ranch de Wyatt et de sa soeur jumelle Lucy. Depuis la mort du Père, depuis qu’il s’agit juste de s’occuper des bêtes et de la propriété, jour après jour, en tentant d’étouffer une culpabilité écrasante.

Le lecteur a bien peu de temps pour mesurer cette pesanteur étrange puisqu’elle vole en éclat dès le début du roman avec l’arrivée d’une créature au comportement paraissant presque diabolique à nos deux reclus.

Une ado, semblant à peine sortie de l’enfance, entre dans leur vie comme une furie et menace l’équilibre financier du ranch déjà précaire. Wyatt n’a d’autre choix que de se lancer à sa poursuite pour récupérer son dû.

Il entame alors une traque qui l’emmènera bien plus loin que ce qu’il pensait, au fin fond du désert et de son âme, à la limite de l’inhumanité et de ses possibilités physiques.

Un roman au rythme infernal. On a à peine le temps de reprendre son souffle lors d’appartés concernant le passé des jumeaux que l’action reprend de plus belle dans un présent dont on se demande s’il mènera à un quelconque futur.

Un très très grand roman qui vous laissera exsangues après quelques heures de lecture effrénée, sonnés par la puissance de l’écriture, par une narration sans faille et la philosophie tout personnelle d’une gamine éblouissante de violence et de sagesse.

Aurélie.

Bon, on me l’a chaudement recommandé, soit, je lis, mais douche froide et même pas l’écossaise.

A sang perdu par Delbianco

Il faudrait vite arrêter de citer Cormac Mccarthy à tout bout de champ.

Alors que l’auteur est depuis des années sur « The passenger » on espère par ailleurs qu’il sortira un jour… Alors à nos moutons, nos vaches…

bon une histoire de plus chez les ricains, famille, drogue, poursuite, « nature writing »….

C’est bien écrit, bravo, mais rien de neuf à l’ouest…

Aussi vite lu qu’oublié, à vous les studios… putain personne répond…

Allo ?

je suis pas mainstreaaaaaaaaaaammmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm……?

Le Boss.

Willnot, James Sallis (Rivages/Noir), par Le Boss

Et de deux en un, il trainait depuis un moment j’ai donc attaqué un poche

pour après lire le dernier Sallis.
Si on retrouve un peu , voir beaucoup les mêmes ingrédients, à 8 ans d’écriture l’auteur a encore progressé sur ses thèmes favoris ?
Oubliez dans les romans de Sallis le coté polar ou résolution de meurtres voir tout du polar.Ses livres sont là pour explorer les sentiments, provoquer introspection le tout sur une belle bande son, ou le rire et les pleurs se partageront, ainsi que d’autres sentiments qui jalonnent la vie.
Je défi quiconque de ne pas être touché par ces vies qu’ils racontent.
Par contre le fan de polar, sera en reste, . Je n’ose même pas imaginer la te^te d’une personne habitué aux thrillers finir un de ces livres..^^
Tout mystère ou semblant d’action n’est que prétexte à à découvrir de simples histoires de vies. Fan de littérature en général les références surtout française sont nombreuses, tu lis, tu découvres tu t’instruis et tu vis leurs vies.
c’est simplement beau, les histoire de Sallis, tellement bien écrit qu’il devrait donner des cours, à 70 % des écrivains.
Je plaisante, ils n’y arriveraient pas.
Talent quand tu nous tiens….

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Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hubert Tézenas.

Le Boss

Le karaté est un état d’esprit,Harry Crews (Sonatine), par Le Boss

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Harry Crews, que de souvenirs,

un bon gros roman bien loufoque et déjanté comme les années décrites.

Ici l’auteur se lance dans une approche « euphorique » sur le Karaté, pour décrire une Amérique de doux dingues, les seventies. Comme la scène au milieu du livre, pendant l’élection de la miss, on dirait du M. brooks ou le film 1941 de spielberg, totalement déjanté.

Notre personnage principal mordu de Faulkner (il a brodé un pull), va entreprendre par la force des choses l’apprentissage du karaté. Soit il a un déjà un bon vécu de routard.

Ce livre m’a rappelé la foire aux serpents, lu quand j’avais vingt ans. Encore un livre que mon frère avait laissé trainé ?.

J’en suis sorti dans le même état hilare, totalement déjanté, c’est donc parfait , rien n’a changé

Pour les autres commencer peut être par un  de ses livres ou cela parle de faucons, plus simple

Là c’est un road trip sous lsd, avec champi, bonne descente après la dernière page.

Le Boss.

Traduit de l’anglais par Patrick Raynal.

Vers la baie, Cynan Jones (Joëlle Losfeld), par Le Boss

Quand ils m’ont sorti de l’epad, ils m’ont dit

« si il te plait l’ancêtre, on en est à notre 200 me chronique »

La putain de sa mère me sortir de ma chambre pour cela, je m’appelle pas Jean Michel Isebe bordel….oups mon karma

en plus j’étais entrain de chourer de l’oxycontin, bref

Alors quoi de neuf Doc ?

déjà si je pourrais, j’irai bien voir le dernier Jim Jarmusch, puis pour la baston John wick 3

Après, je trouve Facebook de plus en plus sirupeux, vide, constant dans la connerie, remarquez c’est en phase avec les élections, et les gens……

Heureusement qu’il y a le groupe FDP, sinon je m’ennuierai velu

allez parlons lecture ^^

on se voit rapidos avec un focus sur les Arènes, collection équinoxes, et mon pote Aurélien Masson pour la France

autre pays ?

c’est William Gay, le champion avec Chris Offut question ricain,

Léo Henry m’a beaucoup touché son dernier Chez rivages

une chro pour la route ?

je vous laisse avec Cynan Jones, pas loin, Vers la baie^^

Premières pages dans l’univers de cet auteur Gallois.

Histoire étrange, courte, mais qui marque. Quand on lit les remerciements on comprend, ces émotions que nous transmets l’auteur au fil du livre.

Il y a d’abord la perte, le devoir de l’honorer, la famille, et le vide de la mort superposé à la vacuité du ciel et de la mer.

C’est une lecture qui nous perd au large, on en revient pas, le salaud^^

voilà je retourne à Alain Damasio qui est dense, et que je lis depuis un mois et j’en suis pas à la moitié

Trad. de l’anglais par Mona de Pracontal Collection Littérature étrangère/Joëlle Losfeld, Gallimard Parution : 16-05-2019
Un homme part en mer en kayak, dans le but de disperser les cendres de son père. Sa femme, enceinte, l’attend sur la plage. Un coup de foudre, du tonnerre, et le voici virant, se retrouvant seul au milieu de la mer, sans aucune terre en vue. Son réveil est douloureux, sa main blessée, son bras paralysé. Tout est désormais question de rythme : comment, doucement, retrouver force et courage afin de regagner la rive?

Trad. de l’anglais par Mona de Pracontal Collection Littérature étrangère/Joëlle Losfeld, Gallimard Parution : 16-05-2019
Un homme part en mer en kayak, dans le but de disperser les cendres de son père. Sa femme, enceinte, l’attend sur la plage. Un coup de foudre, du tonnerre, et le voici virant, se retrouvant seul au milieu de la mer, sans aucune terre en vue. Son réveil est douloureux, sa main blessée, son bras paralysé. Tout est désormais question de rythme : comment, doucement, retrouver force et courage afin de regagner la rive?

La mort selon Turner, Tim Willocks (Sonatine), par Le Boss

Retour aux affaires pour Mr Willocks. Si beaucoup  l’ont connu avec La religion et Les 12 enfants de Paris, il ne faut pas oublier ses deux livres cultes et très noirs aux éditions de l’Olivier.

Donc bienvenue à M. Turner .

Et bée, cet aparté au milieu de sa trilogie n’est pas une franche réussite.

Si on a tous ou pas bien apprécié « La religion », avec sa suite un peu « Ramboesque » mais bon qui passait, là je n’ai pas retrouvé l’homme des polars noirs déjantés « Bad city blues » et sa suite « Les rois écarlates ».

Un scénario très faible, l’intrigue de même, des personnages qu’on ne retiendra pas après une semaine… Rien de transcendant, malgré sa belle écriture.

La seule image ou scène dont je me souviendrai, c’est le passage à la recherche de l’eau dans le désert, très gore, mais cela ne suffit pas à en faire un livre.

A l’encontre de beaucoup, je reste plus que mitigé sur ce livre, on verra le prochain, 16 ème siècle ou bien 21 ème, ou bien jeunesse… seul Tim Willocks le sait.

Mais je regarderai à deux fois… et je ne me précipiterai pas sur son prochain livre.

Le Boss.

Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand.

L’autre côté, Léo Henry (Rivages), par Le Boss

Assez inclassable, comme ses écrits à la Volte, comme à chaque fois, un moment de lecture prenant, loin des clichés habituels.


Sur fond de sujet brulant, il y a l’histoire de l’arroseur arrosé. Nous sommes dans l’imaginaire, nous sommes dans un livre ….

A travers une écriture poétique, l’auteur évite tous les écueils et bêtises sur un sujet qui sera toujours d’actualité. Pas de stigmatisation.
A travers le parcours d’un homme qui fuit son pays avec sa famille, on les voit se heurter à toutes portes qui se ferment sur leur passage ou avant.
Mais il n’y a aucun sentiment violent chez cet homme qui perd tout et qui veut sauver sa fille . Pas d’apitoiement, atermoiement, juste sa volonté, jusqu’à la dernier page

Si la trame prête à réfléchir, l’écriture est tellement loin de la nasse, qu’on est emporté dans le récit, juste par les mots, sans parfois suivre le scénario.
Un auteur qui se distingue encore et toujours et qui, sans délivrer de message ou de conseil, nous amène à la réflexion.
Un livre que je ferais lire de force à tous connards anti migrants anti tout, jamais contents, pour qu’ils sachent, pour qu’ils comprennent, pour qu’ils s’illuminent et que la bienveillance l’emporte.

Le Boss.

La vie en en Rose, Marin Ledun (Gallimard – Série Noire), par Le Boss

Deuxième partie d’une trilogie mettant en scène une famille de Tournon aux personnages iconoclastes.  Vous avez aimé le premier, vous adorerez le second.

Écrivain étiqueté voix du noir, Marin est avant tout un auteur, ne suivant aucun chemin, pas de programmation, de carrière, il est libre. Si vous en doutez regardez donc sa bibliographie.
Marre du convenu  du noir, de personnages récurrents, flics blasés, alcoolos, serial killer à l’enfance ravagée, marre de l’ouest, du nature writing, envie de rire tout en s’instruisant avec une belle histoire qui sort des clous ! Je vous propose ce livre.
Les livres dit « policiers » ou noirs » comiques sont très rares, surtout ceux qui tiennent la route. De plus, Marin est un des rares à réussir à parler et penser au féminin, et cela marche nickel !!!
En filigrane, que vous connaissiez Marin ou pas, bien sûr qu’à travers chaque page, il pointe les problèmes sociétaux, met des des coup de lattes à ceux qui le méritent, et clôt son livre en montrant bien du doigt le rouleau compresseur qui flingue tout un chacun, sans balles, mais à petits coups de crosse.

Collection Série Noire, Gallimard
Parution : 02-05-2019
 
Le Boss.

Au nom du père, Eric Maravélias (Série Noire – Gallimard) par Le Boss

C’était pas simple de sortir d’un premier livre aussi tapageur….,

Il en aura fallu du temps, et le temps aidant, autre lieu, autre style, bref, c’est gagné, tant pis pour ceux qui voulaient une continuité de son premier.

C’est un Eric en pleine forme et surprenant que nous retrouvons dans ce livre, du moins sa plume..( en epérant qu’il mette plus de jogging^^)

Axé sur un futur assez proche, on évolue dans une quasi noirceur, indélébile comme l’encre de ses pages… »oh ppppppppppppputainn je m’aime^^ ».

Certains vous parleront de tragédie grecque, moi je dirai, violence, humain.

Sans noircir les traits, 5 ans entre les deux livres, et bien il fallait sûrement cela.

 

Plus de vingt ans après que Dante Duzha a quitté la Macédoine en raison des bouleversements politiques que connaît le pays, un incident imprévu fait vaciller l’empire qu’il s’est construit en France.
Dans un Paris crépusculaire, au bord de la guerre civile, gangrené par les crimes et les trafics, l’insidieux poison des secrets de famille nourrit les rancœurs et les haines les plus tenaces. Alors quand entrent en scène l’amitié trahie, les amours impossibles, les ambitions démesurées… c’est le vent furieux des passions humaines qui se déchaîne; puis la violence s’installe, entraînant inexorablement les personnages de cette tragédie moderne vers un destin tragique.

Le Boss.

Requiem pour une République, Thomas Cantaloube, (Série noire) par Le Boss

Il est grand temps de faire le point sur les années noire de la naissance de la 5 ème, on y est encore.

Alors que bon, mais pas du bonheur, un sérieux retour aux sources ou au Styx, plutôt.

OAS, Mitterrand, Papon, le SAC, etc etc.

Quand il y a raison d’état, rien ne peut se superposer.

J’ai donc lu avec attention ce livre, d’un écrivain qui possède une belle plume, loin d’être ennuyeuse et qui, par le biais de trois acteurs, va nous raconter les arcanes du fondement de notre 5ème.

Trois personnages opposés par nature, un ex maquisard devenu truand, un jeune flic, un ex collabo.

Le tableau est posé. Nous sommes en pleine guerre froide, on crée l’indépendance de la France avec la bombe nucléaire et on décolonise… Un max de bordel à gérer donc.

Et oui, les trois perso, malgré leurs oppositions naturelles, vont devoir collaborer (ou pas, vous lirez).

On part d’un assassinat, pour revisiter les combles d’une 5 ème bien pourrie.

Bravo à l’auteur, pour tout, surtout ce ressenti pour les vioques comme moi, de personnages importants dont je me souviens, des figures, bref des figurants.

Le Boss.