Dix, Marine Carteron (Le Rouergue Jeunesse, collection DoAdo Noir), par Lou

Krkrkrkr.

LA CRUAUTÉ, règnera sur cette chronique. Délivrée par l’uniiiiiique *DrLDrLDrLDrLDrLDrLDrL* (c’est le bruit des roulements de tambour, mais t’embêtes pas à me féliciter tout le monde sait déjà comment j’imite super bien tout dans la vie jusqu’au bruit des instruments les plus compliqués à imiter)…. MARIIIIIIIIINE – THE KILLER QUEEN – CARTEROOOOOON !!!! 

(salve d’applaudissements comme si t’allais voir la première de Scream en 96 et que y’aurait eu Wes Craven d’invité qui t’aurais fait un clin d’oeil en te pointant du doigt).

MINOU !

Tu vois les araignées comment elles mettent du temps à tisser leurs petites toiles toutes jolies quand l’astre du matin révèle la rosée déposée pendant la nuit et que ô merveilles des merveilles tu t’ébahis tel un nouveau-né devant sa première série netflix ? Bah t’oublies tout de suite !

On est dans le « putain tu vas t’en prendre plein la gueule ». Tisser une toile ? Ok, mais avec toutes sortes de pièges de guedins dignes de toute la saga Saw orchestrée par je sais pas combien de Jigsaw aux commandes ! 

Dix, comme les Dix petits nègres (c’est pas moi qu’a dit c’est le livre qui t’oriente direct), un Agatha Christie avec des ados. Et c’est. DÉ-LEC-TABLE. C’est hyper déstabilisant de s’apercevoir que tu trépignes de salegossitude à l’idée que chacun des dix personnages va avoir une mort horrible et de savoir pourquoi c’est lui qui disparait dans cet ordre là et tout.

Ooooouuuh. Bon attends attends j’ai pas été très clair. Je reprends, on est sur une île et t’as 7 ados + 3 adultes qui se retrouvent dans un manoir pour participer à une téléréalité mixée à un Escape Game littéraire. Sur le papier of course, parce que dans la réalité tu te rends vite compte que tout le monde cache un lourd secret et que s’ils vont pas tarder à servir de nourriture aux crabes c’est bien parce qu’ils méritent tous leur PUTAIN DE NÉMÉSIS (oui j’utilise du grec, mais c’est parce que j’ai vu Snatch au moins 73 fois dans ma vie alors laisse béton).

Voilà. Marine rend un superbe hommage aux contes traditionnels et à la mythologie grecque qui font la morale parce que t’as eu une conduite sale très sale dans ta vie et que t’as été un danger pour autrui et que du coup si tu payes c’est ta faute tu vas pas venir pleurer après on t’avais prévenu. 

Au-delà des conneries que je peux débiter, le roman est intelligent de par son approche des comportements déviants que reproduisent les adolescents entre eux, à force de se faire parasiter par certains comportements adultes, avec une grosse influence de toxicité masculine. Slutshaming, viol, agression physique et/ou verbale, exclusion des groupes dû aux différences physiques, ethniques, …

Brillant. 

Je jalouse les petits malins que je reconnais (enfin une surtout) dans les remerciements qui ont eu ce texte sous forme de feuilletons, mais je remercie la personne de pas m’avoir envoyé ça sous cette forme sous peine de harcèlement quotidien pour avoir chaque feuilleton le plus vite possible.

Marine, Olivier, merci, bravo je sais pas quoi dire, c’est juste une excellente collaboration encore une fois. Je vais ranger Dix à côté d’un certain Plus de morts que de vivants parce que c’est tout à fait sa place. 

DE KRO BISOUS 

(DU SANG DU SANG ENCORE DU SANG JE VEUX DU SANG !)

Lou.


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