Je ne suis pas un héros, Sophie Adriansen, éd. Fleurus, par Aurélie

Bastien a neuf ans, une vie confortable dans un beau quartier de Paris et une famille aimante.

Tout devient plus compliqué pour lui lorsque que sa maman et sa petite soeur rentrent à la maison un soir où il pleut des cordes avec une femme et ses deux petites filles qui faisaient la manche devant la boulangerie tout près de chez eux depuis plusieurs semaines.

Il se sent envahi. Faut dire qu’on lui demande beaucoup, il doit partager Son appartement, Ses jouets, l’attention de Ses parents. Il doit être bienveillant, se mettre à la place de cette famille à la vie si dure. Mais zut, il n’a rien demandé lui et il n’est pas un héros !

Sophie Adriansen adopte un point de vue très intéressant, celui d’un petit bonhomme qui vit « égoïstement » dans son existence privilégiée et préfère ne pas voir la misère qui l’entoure. Au fil des pages on se rend bien compte qu’on est tous un peu pareils même si on est prompts à défendre de belles idées, dans les faits on reste souvent à ne rien voir, ne rien faire dans nos bulles confortables…

Ce roman devrait être lu par un maximum de parents et d’enfants. Il sensibilise de la meilleure façon qui soit sans tomber dans la guimauve ou la caricature et nous poussera indéniablement à voir les personnes qui vivent dans la rue avec un regard bien différent, dépourvu du filtre qui semble séparer le monde en deux : ceux qui sont du bon côté de la barrière et les autres.

Avoir de l’empathie tout en sachant qu’on n’est pas un modèle de perfection dans notre relation aux autres, voilà une belle façon de faire un pas dans la bonne direction pour ne plus être aveugle à ce qui nous dérange ou nous fait peur.

Ce très beau roman est déjà disponible en librairie. Lisez-le, faites-le lire autour de vous.

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