La Proie, Philippe Arnaud, Sarbacane, par Aurélie

Proie de la plume de Philippe Arnaud, j’ai commencé ce roman hier soir pour le terminer à l’instant.

Le titre nous laisse peu d’espoir, on sent très vite ce qui attend Théa alors que cette Blanche vient de plus en plus souvent lui parler sur ce marché du Cameroun où elle aide sa mère.

Le cauchemar se tisse avec lenteur, par petites touches insidieuses, fermant peu à peu toutes les issues menant à sa vie d’avant, remplaçant les mots enfance et espoir par violence et horreur.

Théa, loin des siens, garde pourtant en elle cette force de vouloir les protéger et le refus inconditionnel de se laisser anéantir par la perversion qui étouffe son quotidien.

Ce destin de l’ombre que nous donne à lire l’auteur est indispensable pour nous positionner face à l’inacceptable. Partie pour accéder à une meilleure éducation et aider sa famille, c’est pour sa vie qu’elle devra se battre et elle est loin d’être la seule…

Une des meilleures lectures que j’aie pu faire dans la collection X’. Bravo Sarbacane !

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