Le Baiser de L’Ogre (Elsa Roch – Calmann Levy)

Quand Elsa reprend les aventures de Marsac on ne sait qu’une seule et unique chose: ce sera bon.
Alors oui, encore une fois, Dame Elsa manie la plume comme un archet ou un fleuret… Inspirée de l’on ne sait de quoi encore (-moi si parce qu’on en a causé), elle nous livre (Offre ? Écrit ? Partage ?) une belle paire de pages qui sortent du lot de la majorité des pseudos thrillers-romans policiers à la française.
Je suis désolé de le dire mais ils/elles sont peu nombreuses à sortir du lot par rapport à leur qualité d’écriture et les sujets abordés.
Oui comme d’hab. Je ne vais pas me faire des amis mais j’ai l’habitude. La réalité fictionnelle ou la fiction réaliste de Dame Elsa bât à plate couture les récits outranciers et calqués sur une recette bien faite de pseudo islandais ou d’ex flics ou de joyeux drilles qui se proclament auteurs.
Elsa on la connaît pas des masses mais elle les bat tous comme Sonja, comme Sandrine, comme Barbara, comme Johanna…. Les femmes, quand on fait attention à elles, en France sont douées en qualité…
Bref elle est touchante dans son écriture Elsa. Elle sait utiliser des mots communs, des situations banales et quotidiennes sans effet de style pour créer un récit qui est on ne peut plus crédible et cohérent. Les personnages t ouvragés, les situations connues, les regards que nous avons… La vie elle sait la raconter.
L’intrigue, la fraîcheur barbare d’un monde vrai sans faux semblant, la qualité de l’écriture doivent elles forcément être sacrifiées sur l’autel de la bonne recette qui fait vendre?
Faut pas croire qu’elle en vive Dame Elsa, elle bosse en plus de toutes ces heures passées à nous fabriquer les merveilleuses aventures de Marsac.
Elle travaille et s’enrichit chaque jour de ses expériences et de son job, de ses rencontres, de ses amours et envies pour nous transmettre une réelle vision de notre vie, de notre monde.
Le Baiser de l’Ogre est un véritable conte de fée, écrit, construit, dialogué comme tel. Il n’y est question que de victoire… Ces petites victoires qui font que chaque jour on se sent meilleur parce que l’on a fait avancer le monde, on a su l’améliorer et sortir des ornières de nos œillères.
Plus qu’ une enquête le dernier opus de Elsa Roch est encore une fois un très beau et bon roman, plein d’humanité et D’HUMANISME misant sur l’intellect, nous offrant des pistes de réflexions pour nous ouvrir à ce monde dans lequel nous vivons de plus en plus isolés, à l’écart de chacun, loin de tout esprit de solidarité.
Elsa Roch encore une fois nous a offert un très beau roman sur cette humanité qui nous quitte, celle qui fait de nous de braves et gentils moutons incapables de nous exprimer en dehors d’une pseudo majorité bien-pensante.
A partir d’une banale intrigue policière, d’une simple enquête, elle nous dresse des portraits émouvants et nous emmène sur les traces de ses personnages si plein de tendresse. Elle nous parle de cette amitié indéfectible qui fait qu’un ami traverserait la planète en cas de besoin, de cette amitié sincère et virile qui peut unir ces hommes qui se croient brisés, revenus de tout jusqu’au jour.
Jusqu’au jour où, sous la plume d’Elsa il redécouvre l’Amour, la Tendresse, l’Innocence, la Fidélité. Sous ses mots, elle nous révèle toute la bonté, toute la beauté de l’Homme, sa force et sa volonté.
En plus de tout cela, elle nous met en avant certains méfaits et déviances de notre époque sur médiatisée par le biais des réseaux sociaux. Elle nous conte que le passé ne s’efface jamais vraiment mais que l’on peut néanmoins essayer de le diluer dans l’amour, celui d’un homme, celui d’en enfant, celui d’un collègue. Elle nous explique aussi que la maladie n’est en rien insurmontable et qu’elle peut engendrer de très belle histoire.
Merci donc à Elsa, merci à son éditeur d’oser

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