Le Cœur battant du monde, Sébastien Spitzer (Albin Michel), par Aurélie

1851, année du début du roman mais surtout année de la naissance de Freddy, fils caché (pendant plus d’un siècle) de Karl Marx.

En s’appuyant sur de nombreux documents, Sébastien Spitzer nous propose un grand roman où les influences de Dickens et de Zola subliment le récit d’une vie vécue dans l’ombre.

De Londres à Manchester en passant par Liverpool et l’Irlande, le lecteur est bringueballé en 1re comme en 3e classe sur les chemins de fer qui mènent les hommes vers le progrès tout en les rendant toujours plus dépendants à l’argent et à leurs privilèges.

Non sans certains paradoxes, Marx et Engels se battent avec pour l’un sa plume et l’autre sa fortune mais c’est ce sont bien les femmes qui les entourent qui emplissent peu à peu les pages de ce roman de leur force et de leurs actes.

Freddy n’aurait pu trouver plume plus passionnée pour le sortir des coulisses de l’Histoire. Ce livre confirme pour moi le talent d’un auteur qui avait été une magnifique découverte avec « Ces rêves qu’on piétine », son 1er roman paru à la rentrée 2017 aux éditions de l’Observatoire.

Aurélie.

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