Le rôle de la guêpe, Colin Winette, Denoël, par Bruno D.

Pour avoir eu le plaisir de découvrir Colin Winnette avec un surprenant Coyote qui dévoilait un style particulier, j’étais assez curieux de voir en avant première ce que l’auteur avec Le Rôle de la guêpe allait bien pouvoir nous raconter cette fois ci.

Un nouvel élève débarque dans un orphelinat, un établissement bizarre au fonctionnement pour le moins surprenant , et dont le directeur lui même est plutôt inquiétant.

L’auteur nous installe dans une situation oppressante faite de situations larvées, ou chaque ombre ou murmure semblent être une menace dans un univers glauque. Mascarade organisée ou orphelinat de l’horreur, des gens disparaissent du jour au lendemain et les situations décalées fleurissent au fur et à mesure que l’on tourne les pages.

Imagination débordante de l’auteur sur laquelle viendra se greffer naturellement celle du lecteur, c’est un roman perturbant à bien des égards. Gothique et déjanté, dégoupillé quelquefois par des situations ubuesques, Colin Winette avec cet écrit est bien dans la lignée de Coyote où j’avais senti poindre une espèce d’esprit azimuté et de raisonnement par l’absurde assez bien huilé.

Tensions semant un certain trouble dans un décor digne de Shining, je trouve cependant que ça sonne un peu creux et j’aurais aimé des personnages plus approfondis et plus d’action. Entre réalité et folie, l’auteur oscille dans un humour potache, où fantôme et illusions se croisent dans un style et une histoire qui pose bien des questions.

On a du mal à s’attacher aux personnages et dans cet environnement hostile et violent, je me suis demandé où l’auteur voulait en venir, ce qu’il voulait réellement nous proposer en espérant au bout de ce récit avoir au moins quelques solutions ou explications et je dois dire que même si la deuxième partie me semble un plus aboutie, je n’y ai pas forcément trouvé mon compte.

J’étais vraiment heureux grâce aux éditions Denoël de scruter la progression de cet auteur et de passer un bon moment avec cette Le rôle de la guêpe, mais je n’ai pas apprécié plus que ça, et je ne sais pas trop quoi penser de ces 200 pages ! Un sentiment mitigé donc, je sais je deviens peut être difficile, mais je m’attendais à autre chose.

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