Quatre morts et un papillon, Valérie Allam, Editions du Caïman par Le Corbac

Résultat de recherche d'images pour "valérie Allam 4 morts"Premier roman adulte pour la nouvelle collection de Caïman (Roman noir)

Et pour être noir, c’est noir…

Quatre femmes, quatre destins qui vont se croiser, s’emmêler et se mêler. Quatre femmes qui vont se battre, s’aimer et aimer, lutter et affronter leur passé, faire des choix, bons ou mauvais, parfois irréparables…

Quatre femmes donc : Johanna, Magali, Loubna et Chloé, que Valérie Allam va mettre en scène dans cette magnifique histoire.

« Magnifique » et « noire » se marient très bien sous la plume de l’auteur.

Avec une construction hachée, alternant les récits des unes et des autres en respectant la chronologie et le déroulement des événements, l’histoire nous plonge dans le quotidien, celui qui nous entoure, celui des faits divers, celui des situations que l’on croit toujours n’arriver qu’aux autres.

Évitant l’écueil du pathétisme et du larmoiement de bas étage, sans effet de style et avec une sobriété désarmante Valérie Allam nous promène dans les espoirs et les attentes, les errances et les erreurs, les songes et les choix de ces femmes.

Chacune d’elles a choisi d’essayer de vivre ou de survivre aux événements et traumatismes qu’elles ont subis.

Avec un talent digne de Sandrine Collette, l’auteur nous dépeint des portraits de femmes aux justes couleurs, dans les tons sombres du désespoir mais avec aussi cette luminosité proche de l’espoir qui nous fait dire que cette toile est belle.

Ces quatre visages sont liés au fil du temps par ce petit papillon. Petit papillon qui cristallise pour chacune d’elle la volonté de vivre, l’envie d’avancer et cette envie d’avoir droit au bonheur et à la sérénité. Petit papillon qui incarne pour chacune d’elles un souffle, un mouvement dans leur existence propre… Mais comme chacun le sait, les papillons vivent peu de temps.

Au final donc, Quatre morts et un papillon est un livre plein d’humanité et de souffrance, plein d’amour et de combativité, de noirceur et de tendresse.

Un livre écrit délicatement et avec énormément de féminité que beaucoup d’hommes se devraient de lire.

 

Longue vie à Valérie Allam et le Corbac en retiendra cette phrase : « C’est noir et froid par ici et je sens tes larmes qui coulent dans mon cœur »

 

Le Corbac.

 

 

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