Shiloh, Shelby Foote, Rivages, par Aurélie

« [Le caporal Blake] avait dit que les livres sur la guerre étaient écrits pour être lus par le Tout-Puissant, car Lui seul la voyait ainsi. Dans notre cas, pour la décrire aux hommes, il aurait fallu raconter ce que chacun de nous avait vu dans son petit coin. On l’aurait alors montrée telle qu’elle avait été — non pas pour Dieu, mais pour nous. » p.146

Voilà. Guerre de Sécession, bataille de Shiloh, 7 soldats des deux bords prennent la parole tour à tour pour dire la confusion, les convictions, l’absurdité, la fougue, la bêtise, la bravoure, la boucherie…

Universel et en même temps si précis et proche de l’événement qu’on sent nous aussi la sueur âcre agresser nos narines, qu’on est aveuglé par la blancheur des nappes des officiers au petit-déjeuner, qu’on frissonne sous cette pluie et ce temps changeant.

Merci Rivages de nous proposer ce texte essentiel.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis

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