Précis de décomposition, Emil Cioran (Gallimard), par Lou

Fichtre chaton ! Tu sais là je crois que j’y ai laissé un paquet de neurones. Le genre de bouquin où tu lis un paragraphe mille fois jusqu’à ce que la bave qui te coule de la bouche à force de bugger te fait comprendre qu’il faut que tu passes au paragraphe d’après.

Mais n’empêche, quand tu captes, c’est drôle (des fois), cynique même, défaitiste, intelligent. J’vais pas dire que t’as l’impression de découvrir la vie, ce serait aller à l’encontre de la pensée de Cioran (si j’ai compris un minimum quoi). 

Si t’es en guerre avec la résignation, le pessimsime et tout un tas de trucs qui rendraient jaloux le plus gothique de tes amis, tu peux tester cet essai c’est un bon médicament. Libre à toi d’avoir envie de te flinguer après, mais bon on a plus souvent vu l’humain se buter après avoir lu Goethe que Cioran, donc.

En clair, voilà un bon livre de chevet que j’échangerai bien contre le Coelho que t’as osé foutre sur ta table de chevet et dont tu te sers comme un calendrier perpétuel de citations pour facebook à la con, soyons réalistes, exigeons d’être lucides. C’est un bien meilleur remède pour chasser les idées noires. 

Big up !

Lou