La coupure, Fiona Barton, Fleuve Noir, par Bruno D.

C’est un roman ou la gente féminine sera certainement plus sensible que moi à l’histoire et aux thèmes traités. Les rapports mères/filles et le rapport à la maternité sont ici explorés de façon fort adroite. A partir de la découverte d’un corps de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, une coupure de journal relatant ce fait « presque » divers va venir bouleverser la vie de femmes et faire remonter le passé.

Dire que j’ai apprécié ce livre ne serait pas honnête, je l’ai trouvé lent, très lent, et malgré des chapitres courts, assez indolent. C’est psychologique et l’auteur développe la personnalité de ses héros féminins au fur et à mesure, elle lève petit à petit le voile sur une sombre histoire, mais je dois bien avouer qu’après 200 pages, j’étais toujours dubitatif !

Emma Simmonds et sa mère Judith d’un coté, et Angela Irwing de l’autre sont en première ligne. Kate Waters et Joe son stagiaire, journalistes aux Dayly Post vont enquêter parce que le flair de la journaliste dit qu’il y a matière à un scoop.

Angela cherche des réponses depuis 40 ans, on lui a dérobé son bébé à la maternité et depuis ce temps, on ne peut pas dire que cela tourne rond pour elle. Elle n’a jamais pu faire son deuil et on n’a jamais résolu l’affaire. Aucune piste, ni même direction pour enquêter, le bébé est il simplement disparu, est il vivant, que s’est il passé, qui est derrière ce drame qui la mine depuis longtemps ?

Douleur de mères, remords ou rédemption, cette coupure de journal va déclencher une descende aux enfers chez ces femmes qui ont finalement de lourds secrets bien enfouis à cacher.

On est bien dans un roman de style anglo saxon avec la structure à la mode que l’on trouve dans d’autre best sellers (La fille du train, pas aimé, ou Ames Soeurs , j’ai adoré) ; à savoir une succession de chapitres qui porte le prénom d’une héroïne et on passe de l’une à l’autre……Bof, je vous le dis, c’est vraiment pas ma tasse de thé.

Bien sûr, la fin va apporter son lot de révélations, mais même à ce moment précis et sans spoiler, certains éléments m’ont semblé peu probables.

Pour résumer, je suis sûr que cette « Coupure » aura bonne presse, pour ma part je n’irai pas jusque là puisque je ne n’ai pas accroché et que je reste sur ma faim, malgré une romancière douée qui a reçu beaucoup de louanges pour son premier opus très largement diffusé et traduit dans de nombreux pays.

Traduit par Séverine Quelet.

Bruno.