Nada, Cabanes et Manchette, Dupuis (2018) par Perrine

La BD est parfois frustrante par sa rapidité, ce n’est pas le cas avec les magnifiques adaptations de Max Cabanes. C’est dense et riche tant par le texte de Manchette que par le dessin. C’est du noir pur jus, avec des personnages désabusés, essorés et brisés par leur passé, leurs désillusions ou leurs espoirs déments. Embarqués dans un projet fou d’enlèvement politique, par conviction ou par appât du gain, on se demande si au moins l’un d’entre eux croit vraiment en une possible réussite.

Résultat de recherche d'images pour "Nada max cabanes"Les flics y sont aussi pourris que les politiques, on se prend d’affection pour les criminels, on se surprend à souhaiter qu’ils y arrivent ces pauvres gars.

Oeuvre d’art à part entière, Nada fait pour moi partie de ces albums qu’il faut savourer, pour plonger dans chaque planche afin d’en saisir chaque détail.

Perrine

 

Résumé :

Résultat de recherche d'images pour "Nada max cabanes"Ils sont six : Épaulard, l’expert vieillissant ; D’Arcy, l’alcoolique violent ; Buenaventura Diaz, le caméléon aux identités multiples ; Treuffais, le prof de philo désabusé ; le jeune Meyer, dont la femme folle finira bien par le tuer un de ces quatre ; et Cash, la putain auto-proclamée à l’intelligence troublante. Des profils aussi disparates que leurs passés respectifs. Pourtant, ensemble, ces paumés d’extrême gauche formeront le groupe « Nada ». Leur premier coup d’éclat : enlever l’ambassadeur américain, en visite discrète dans une maison close parisienne. Une opération aussi risquée exige audace et maîtrise. Mais si le gang de marginaux l’exécute sans coup férir, la suite ne sera pas si simple. Chargé de l’affaire, le rusé commissaire Goémond va mener une sanglante traque aux ‘anarchistes’… Entre morts inutiles, dégâts collatéraux et pressions politiques, les membres du groupe « Nada » s’apprêtent à passer les plus longues heures de leur existence… Avant quelle fin ?