Nous sommes l’étincelle, Vincent Villeminot (PKJ), par Aurélie

Pour moi l’étincelle est celle que Vincent Villeminot fait naître dès les 1res pages du roman.

Tout comme Dan, Montana et Judith, je me suis retrouvée prisonnière au fond de la Forêt, impossible de m’échapper de ces pages avant d’avoir atteint la fin d’une traque qui représente bien plus que le sauvetage de trois enfants.

Contrairement à des dystopies qui nous plongent intégralement dans le futur où se déroule l’action, l’auteur fait des va-et-vient entre 2061 (présent du récit) et les années 2020 et 2040. Cela lui permet de nous faire comprendre la genèse du futur qu’il imagine, de nous plonger dans ces années de lutte sociale des jeunes face aux gouvernements européens, tout en nous captivant avec une poursuite armée pleine de rebondissements. Beaucoup de théorie donc. Mais si bien entremêlée à l’urgence déclenchée par l’enlèvement en 2061 que nous ne pouvons que tourner les pages, fébriles et fascinés par ce monde qui se met en place petit à petit, chaque personnage ayant un rôle primordial à jouer.

Ne plus vouloir assumer une société vieillissante, réaliser un retour à la terre suite à une révolution pacifique. Comment, dans la pratique, pouvoir vivre ces idées alors que la violence alentour exerce une pression qui s’insinue loin derrière les arbres, dans des villages où on veut encore y croire ?

Un roman dont le lecteur ressort essoufflé, endolori mais avec la sensation profonde d’avoir grandi.

À lire bien sûr et à faire lire à vos grands adolescents.

Aurélie.