Tout le monde aime Bruce Willis, Dominique Maisons (La Martinière) par Le Corbac

Et bien tout le monde devrait aimer Dominique Maisons.
Depuis que j’ai rencontré ce sombre individu aux goûts vestimentaires (Quoi?…On a dit pas les fringues?…Ah ok)…
Donc je recommence.
Depuis que j’ai vu débouler ce sombre individu dans une ancienne cave à polar du nord de la France, me réclamant à corps et cris une ardoise éternelle, je m’y suis attaché ( pas au sens propre…quoique je l’aime bien).
J’ai donc lu Le Festin des Fauves et On se souvient du noms des assassins; deux romans à un siècle d’écart dans lesquels on retrouvait tout son goût pour les feuilletonistes d’antan et leur capacité à construire des histoires à épisodes et à maintenir perpétuellement l’intérêt du lecteur.
Avec Tout le monde aime Bruce Willis, Dominique Maisons fait un truc que j’adore : il la met profond aux américains !!!
Au cinéma américain, en l’occurrence (ben non pas les auteurs, il est bon mais quand même il est pas encore Dominique Ellroy Maisons… Je l aime bien mais y à des limites à ma flagornerie). Donc, il nous a écrit un super roman style le blockbuster cinématographique de l’été. Le truc qui s’il sortait au cinéma, réalisé par Fincher avec comme actrice principale Winona Ryder, James Wood, Julia Roberts, Brad Dourif, Sigourney Weaver et puis surtout un Hugh Jackman, ferait un carton au Box-Office. ( oui ben moi je sais qui je vois dans le rôle de qui…)
Pourquoi? Parce que le petit frenchie de Dominique il nous a fait un truc totalement à l’américaine, pas une once de french-touch. Il s’est accaparé les règles, il s’est fondu dans le moule des méga-production et a su adopter tous les codes.
Je ne peux pas raconter grand chose sans déflorer la belle, ce qui serait bien triste pour vous car la lecture et le sujet en valent le plaisir.
donc en fait j’ai plus rien à vous dire sur Tout le monde aime Bruce Willis si ce n’est qu’il faut vous y plonger et vous laisser porter.
L’intrigue est excellente et cohérente, reflet de certaines théories entendues à droite et à gauche. Les personnages ne sont pas foison mais ils sont travaillés au pinceau; une petite touche ici, un paquet par là, une rondeur pour arrondir les angles ou une pointe pour exciter. Tout ce roman, conçu sous forme de recherche nous plonge dans les arcanes et méandres du pouvoir de Hollywood, dans la médiocrité des apparences à sauver et des convenances à respecter, dans la force politique et sociale de l’argent et de la renommée : quand on est riche on peut se donner le droit de tout faire (thème déjà abordé dans Le Festin des Fauves).
Et puis, et puis il y a les 32 dernières pages… celles dans lesquelles tout le talent de feuilletoniste à chute de Dominique Maisons et sa maîtrise de l’intrigue se révèlent avec force et violence.
Un auteur assurément excellent et à suivre encore et toujours…

Le Corbac.

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